La troisième voie

Ppm

En Martinique, la situation est grave et insupportable. La Martinique détient un des taux de chômage des plus élevé de France, environ 23% dont plus de 50% chez les jeunes, situation dramatique. Plus de 70 000 personnes vivent en dessous du seuil de pauvreté.

Chômage : des milliers de personnes sont privés d’emplois, de plus en plus de salariés sont licenciés.

Logement : de moins en moins de logements sont construits, alors que la demande ne cesse d’augmenter

Retraites : des pensions de misère sont versées aux retraités.

Transport : pas du tout organisé sur l’ensemble du pays,

Foncier : aucune vraie politique n’est menée dans ce domaine,

Pouvoir d’achat : il est en baisse, cherté de la vie

Autant d’indicateurs significatifs d’une société en mal de développement.

Le mouvement social, de février-mars 2009 d’une ampleur historique vient de nous le rappeler et cela nous impose à toutes et à tous : réflexions et initiatives.

Manmay matinik, doubout, bwa pou alé’.

Le statut actuel n’est plus adapté aux réalités quotidiennes, et ne répond pas aux aspirations légitimes du peuple Martiniquais. Seule une évolution institutionnelle, vers une autonomie constitutionnalisée, celle du leader fondamental Aimé CESAIRE, que nous portons en nous et défendons avec force depuis plus de 50 ans, pourra nous permettre de sortir notre pays de ce désastre social et humain.

Sé pa an lotri !

Il ne suffit pas de sortir un numéro (73-74, etc.…) pour faire croire au peuple que tous les problèmes seront réglés. Le destin d’un peuple ne se réduit pas à un numéro, encore moins à l’égocentrisme.

Il faut un véritable projet ambitieux, audacieux et viable où l’homme demeure au cœur du développement.

Ce qui est important c’est de savoir ce que nous voulons,

où nous voulons aller,

et comment nous le voulons !

Two présé pa ka fè jou wouvè. 

Nous, autonomistes de la première heure, sommes convaincus que cette évolution salutaire vers l’accès à l’autonomie ne doit pas se faire dans la précipitation d’un calcul politicien, au risque de :

  • remettre en cause le socle global du principe d’égalité acquis par nos aînés.
  • rendre inefficace la gouvernance locale par le flou des responsabilités transférées.
  • d’être privé de transversalité entre compétences transférées et non transférées.
  • délégitimer pour longtemps les élus du pays.
  • anéantir l’idée même de progrès dans l’autonomie et dans l’égalité.
  • discréditer gravement toute démarche vers l’émancipation.

Kouyonnen doktè, maladi pa djéri !

Elle doit se faire avec le peuple, pour le peuple, et non dans le dos du peuple qui serait mis devant le fait accompli, tout ça, pour assouvir la soif du pouvoir pour le pouvoir.

Mi twaziemm chimen an !

Nous proposons pour l’accès à l’autonomie, un processus en 2 étapes indissociables, avec une clause de rendez-vous.

1ère étape :

  • Consulter immédiatement le peuple pour la mise en place d’une collectivité unique, disposant de compétences élargies, de possibilités de légiférer au titre d’une expérimentation par habilitation sur cinq ans.
  • Exercer immédiatement les responsabilités dans des matières que nous aurons choisies et obtenues. (économique, social, logement, transport, environnement, énergie, fiscalité, etc.…)
  • Négocier avec l’Etat, les modalités du changement de statut dans le respect de la démocratie et dans des conditions ou l’égalité n’est pas l’ennemi de l’autonomie. (yonn ka alé épi lot’)
  • Elaborer le projet de loi organique qui régira les rapports de la collectivité autonome avec la France.
  • Proposer aux Martiniquais, un véritable projet de société en tenant compte de tout ce qui est acquis, tout en ouvrant notre pays à des perspectives modernes de développement.

2ème étape

  • Consulter une seconde fois les Martiniquais au bout de ces cinq ans, sur le changement de statut, sur la base des propositions concrètes et des modifications nécessaires que notre expérimentation nous aura permis d’élaborer.

Katchil fèt avan la pèy !

Ainsi, c’est en pleine connaissance de cause, que le peuple choisira son avenir.

« un pas, un autre pas, encore un autre pas, et tenir gagné chaque pas ! … »

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3 Commentaires

  1. Réaliste

    17 juillet, 2009 à 3:28

    Je suis tout a fait d’ accord avec virassamy et bravo pour la position du PPM pour moi la plus sage!

    Répondre

  2. virassamy joseph

    16 juillet, 2009 à 1:19

    Je suis depuis longtemps assez d’accord avec la position du PPM; mais je ferai campagne pour une période de 20ans d’expérimentation avec analyse complète de la situation, sur ces 230 ans, ce ceux qui auront expérimenté le 74.

    Sur 5 ans je crains qu’on ne puisse pas tirer des enseignements consistants.Notamment l’évolution des nos partenaires Français et européens.

    Joseph VIRASSAMY

    Répondre

  3. BAFFIN

    13 juillet, 2009 à 13:22

    c’est la solution la plus sage et la plus constructive .Bravo

    Répondre

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