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Je me souviens de la grande grève de février 2009

grvefvrier2009.jpgAvons-nous vraiment besoin de changer de statuts pour changer la Martinique ? 

Je me souviens de la grande grève de Février 2009, je me souviens des gens aveugles, insensibles ou pire ignorant de la misère de leurs propres frères martiniquais, qui criaient à qui voulait l’entendre, les gens sont fous, ils vont détruire la Martinique avec leur grèves; ils n’ont qu’a arrêter ça, et rester bien tranquille dans leurs coins.

Il faut laisser tout le monde faire du commerce même si la misère s’installe de plus en plus au bénéfice de ceux pour qui la limite entre profit et raison est trop éloignée. Oui ces gens ont élevés leurs voix au milieux de ceux qui luttaient (à leur manière parfois bonne, parfois mauvaise) pour un avenir meilleur, conscient que les élus, ceux qui sont chargés de pouvoir de nous diriger, et du devoir de nous protéger, copinaient un peut trop avec ceux qui n’en veulent qu’a notre engouement pour une consommation déraisonnée.

Maintenant que le constat d’échec est trop criant, il faut faire quelque chose pour tenter de conserver les précieux sièges du pouvoir. Même si on peut critiquer la manière politicienne de faire, la question de fond est là (et nul part ailleurs)

avons nous vraiment besoin de changer de statuts pour changer la Martinique ?

N’avons nous plutôt pas besoin de structure pour stimuler l’imagination, l’envie d’entreprendre et de réussir des martiniquais ?

N’avons nous pas besoin de réelles infrastructures sociale pour soulager la misère de certains ?

N’avons nous pas besoin d’outils pour bâtir le futur, des outils efficaces ? Avons-nous vraiment besoin de mettre tout l’argent de l’Europe dans une route (St Luce, Schœlcher) ?

Sommes nous vraiment obligés de dépenser chaque cent gagné dans les supermarchés (peut importe à qui il appartient) ?

Est ce normal que tout l’argent pour développer le pays se concentre sur trois grandes communes ?

Est ce normal que les jeunes ne trouvent du travail qu’en France, et que les dirigeants et cadres des grandes entreprises locales soient (presque) tous des métropolitains ?

Est ce normal que l’ANPE déclare que si vous n’êtes pas maçon, électricien, commercial indépendant, ou esthéticienne, on a rien à vous proposer comme travail ???

Enfin la grande question est ce vrai que nous avons besoin de changer de statut ou de tout simplement relever nos manches et prendre les décisions qui ne plaisent pas pour faire avancer les intérêts du pays ?

C’est en fonction, et seulement en fonction de cette réponse que le choix se fera clair.

Cependant une chose est sûr, moi je suis fière d’être Martiniquais, car le peuple qui se pose toutes ses questions, le peuple qui lutte pour ses intérêts, le peuple qui se place au centre de ses peurs, et des ses hésitations pour choisir dans quel sens il va aller, celui là est un peuple responsable et véritablement maitre de son destin. (Tu me manques Aimé).

Cordialement aux Martiniquais qui sont fière de l’être.

Laurent CYPRIA 

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3 Commentaires

  1. Moïse

    26 août, 2011 à 6:33

    « moi je suis fière d’être Martiniquais », »aux Martiniquais qui sont fière »…

    Hé oui ! Il faut pédaler, et le morne est bien haut qui mène à leur école…

    Répondre

  2. Laurent CYPRIA

    26 août, 2011 à 1:29

    Ah, seulement deux ans … et pourtant rien n’a changé.
    Je crois qu’il n’est plus temps de se lamenter, j’ai envie aujourd’hui de donner du courage à ceux qui en ont besoin pour aller de l’avant même si ce n’est pas facile.

    « Pédalons plus fort pour gravir le morne » Pliss Foss.

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  3. domy

    29 août, 2009 à 12:50

    Laurent Cypria : « Enfin la grande question est ce vrai que nous avons besoin de changer de statut ou de tout simplement relever nos manches et prendre les décisions qui ne plaisent pas pour faire avancer les intérêts du pays » ?
    Oui, c’est la vraie question.
    C’est une imposture mortelle pour la Martinique que d’orienter les Martiniquais vers un choix décisif qui n’évoque ni de près ni de loin la nécessité de l’effort et du renoncement. Des élus incapables aujourd’hui de prendre la moindre décision allant tant soit peu à rebrousse poil d’un intérêt électoral immédiat ne sont pas fondés à exiger de plus grands pouvoirs.
    On peut parier qu’en cas d’autonomie, des années pourraient passer avant qu’une vraie décision ne soit prise. Le grand danger est que nous soient octroyés des pouvoirs – pouvoirs enlevés donc à l’Etat – et qu’il n’y ait personne ayant le courage politique de les exercer.
    Et si peur il y a, ce serait la peur du néant, de la paralysie et de la chienlit.

    Répondre

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