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logoatv.jpg52′ minutes pour comprendre 

Dans l’émission 52′ pour comprendre du jeudi 12 novembre sur la chaine privée ATV qui avait pour titre  » Outre-mer, des statuts à la carte », le journaliste Patrick Chéneau a posé deux questions à la représentante de la Polynésie française.

Je précise que ce qui suivra est ce que j’ai retenu du débat:

La première:
- En Martinique on parle de préférence à l’emploi, vous en Polynésie vous en êtes où sur ce thème?

Réponse de la représentante:
- Nous avons une loi en préparation qui droit être approuvée par le conseil d’Etat, mais il faut savoir qu’on ne peut absolument avoir cette préference que sur quelques domaines dans le secteur privé, pas dans le public et en plus on est obligé de justifier pourquoi on demande une dérogation dans les secteurs d’activités que l’on a choisit et qui ne font partie que des domaines où l’on exerce la compétence, pas dans celle réservée à l’Etat


 
Petite parenthèse, cela fait plus de 40 ans que la Polynésie est autonome et ils  n’ont toujours pas instaurés une préférence locale à l’emploi, ils attendent pour l’instant l’approbation de l’Etat français et afin que le projet ne soit pas rejeté, ils doivent dument « justifier » leur demande.
 
Deuxième question de Mr Chéneau:
- Ici en Martinique on parle de génocide par substitution, avec les français de métropole qui viennent prendre la terre des martiniquais, qu’en est il de la préservation du foncier en Polynésie , les métropolitains peuvent-ils acheter des terres chez vous sans contrôle de la collectivité?
 
Réponse de la représentante:
- OUI tout à fait , vous avez entièrement raison, les français métropolitain  et les européens peuvent s’ils le veulent acheter des terres chez nous, il n’y a aucunes lois qui ne les en empêchent, la seule restriction qui existe concerne uniquement les étrangers sur qui repose certaines contraintes, mais vis à vis de la métrôpole, il n’y a pas de préservation du foncier.
Patrick Chéneau:
Vous dites « métrôpole » et non France comme chez nous, vous n’avez aucuns problème avec ça.
 
Réponse de la représentante:
Non, bien sûr que non, on n’a aucun problème avec ça, nous polynésiens employons le terme métrôpole. Vous savez, quand on est autonome on ne peut pas construire un développement économique sans où contre l’Etat, mais avec l’Etat.

Nous avons entièrement la compétence fiscale et le système de sécurité sociale depuis 1995 hors emploi de la fonction publique qui garde son système de sécurité sociale.

Le gouvernement local polynésien a transféré aux communes qui sont étatiques les compétences d’ordures ménagères, l’assainissement, l’énergie sauf que les ressources financières sont absentes. Le pays dit que c’est à l’Etat métropolitain de  payer parce que les communes sont étatiques, mais l’Etat dit que c’était des compétences du pays donc c’est au gouvernement polynésien de payer.

A la fin de l’émission, intervention d’Ange Lavenaire:
- Mr Chéneau, vous me décevez, l’émission est terminée et vous n’avez pas posé une question qui est très importante.
 
Mr Chéneau: excusez moi, mais l’émission n’est pas tout à fait terminée, vous pouvez poser cette question à nos invités si vous le voulez.
 
Mr Lavenaire en direction de la représentante de la polynésie française.
- Pouvez vous nous dire si vous percevez des fonds structurels de l’Union Européenne?… sont ils important?
 
Réponse de la représentante:
Non, nous ne recevons riens de l’Union Européenne.
 
Mr Lavenaire: vous ne recevez rien?
 
Mr Chéneau: Mr Lavenaire, la réponse est NON, la Polynésie ne reçoit pas d’aide financière de l’Europe au titre des fonds structurels…
 
La représentante de la Polynésie Française:
- On ne peut pas dire que l’on ne reçoit rien de l’Europe, en réalité c’est minime, mais si on fait le calcul, ce que l’on reçoit comme aide de l’Europe est infiniment inférieur à ce que l’Union Européenne nous prélève au titre de droit de douane, l’Europe nous coûte plus que ce qu’il nous rapporte.

Eleonor. M 

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Un commentaire

  1. citizen

    17 novembre, 2009 à 17:20

    On voit que les partisans de la réforme balladur commencent à monter en puissance, il faudrait que je m’y penche, il y a très certainement du bon à prendre par rapport à l’assemblée unique sous article 73, en tout cas ce qui a de bon c’est la déliquescence du projet d’autonomie de rupture des 74zistes.
    Ces derniers ne céssaient d’affimer haut et fort qu’avec l’article 74, on est libre, on peut mettre en place une préférence locale à l’emploi, la préservation du foncier citant pour exemple les cas de Saint Barthélémy et de Saint Martin.
    Mais on peut se poser la question de savoir comment ses deux petites COM régient par le 74, mais avec une prédominance de l’identité législative, donc proche du 73, ont elles pu mettre en place une quelconque préférence locale à l’emploi et une quelconque préservation du foncier alors que la Polynésie française bénéficiant d’une autonomie totale proche de l’indépendance, pouvant voter des « lois pays » ayant la même valeur que les lois métropolitaines, cette collectivité n’a jusqu’à présent pas pu mettre en place de dispositions en faveur de le protection des terres, du patrimoine foncier, et a les plus grandes peines du monde à mettre une préference locale à l’emploi, préference locale que les DOM ont obtenus juste après deux mois de grèves générale, alors que pour la Polynésie, cela fait plus de 40 ans qu’ils sont autonome et réclament toutes ces mesures, Ahhh les fameuses vertus du 74.
    En ce qui concerne la plus grande liberté, avoir à chaque fois sur son chemin le conseil d’Etat qui a toute liberté d’approuver où pas une disposition locale issue d’une collectivité régie par le 74, où est la liberté là?
    J’ai trouvés un commentaire très intéressant sur CCN d’un guadeloupéen autonomiste où indépendantiste ( SHAKA ) qui nous informes sur ce que les séparistes guadeloupéens pensent de ce fameux article 74 tant adorés par nos séparatistes locaux:
    - « Que veut Sarkozy pour la Guadeloupe? Il veut une autonomie politique régie par l’article 74. Un pays où c’est le libéralisme qui serait le maître. Un pays où la réglementation du travail serait bafouée puisque la Guadeloupe aurait ses propres lois. Un pays où la durée du temps de travail pourrait dépassé les 40 heures. Un pays où les gens serait payés très en deça du SMIC. Un pays où les capitalistes exploiteurs auraient les coudés franches pour faire ce qu’ils veulent comme par exemple le renforcement de la criminalisation de l’action syndicale ou pire encore la disparition du syndicalisme en Guadeloupe. »

    http://www.caraibcreolenews.com/news/guadeloupe/1,1822,-lkp-m-l-penchard-relance-le-mouvement-social-.html

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