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- Un profond malentendu et un manque cruel de réalisme

80% de paniqués et de peureux !

La consultation du 10 janvier 2010 a rendu un verdict catégorique. Le NON l’a emporté de manière éclatante et indiscutable. Cela a plongé les tenants du 74, majoritaires parmi les hiérarques politiques de l’île, dans la perplexité, l’incompréhension, et une forme de posture incongrue, non dénuée de dépit amoureux.

Lors du congrès où le 74 avait été plébiscité à main levée pour 75% d’entre eux, les esprits s’étaient emballés dans une atmosphère passionnelle. L’évolution-révolution était en marche et le congrès se prenait pour une assemblée constituante.

Fin de l’immobilisme, refus de l’assimilationnisme, ivresse de « faire l’Histoire »  au nom du peuple. La MARTINIQUE se libérait de ses dernières chaines institutionnelles pour affirmer définitivement son identité politique, par elle-même et pour elle-même. Le divorce à l’amiable et par consentement mutuel était quasiment consommé par la majeure partie du personnel politique drapé dans la toge de l’héritage historique précédé du testament rédigé par eux-mêmes.


L’histoire désormais en marche, doit nécessairement aboutir à l’autonomie. Deux présidents de collectivité, élus  au parlement et au sénat, deviennent les guides éclairés d’un peuple qui leur aurait donné mandat pour les acheminer vers un avenir radieux.

Finalement, il n’en a rien été ! La ruse de l’histoire s’est glissée dans un raisonnement trop idéologique, voire doctrinaire……
8 électeurs sur 10 ont rejeté le « schéma » et « l’agenda » proposé. Désormais, rien ne lui est épargné par ces amoureux éconduits. D’un peuple conscient et intelligent, le voilà métamorphosé, non sans un ton teinté de mépris,  en peureux inconscients de leur avenir, en parti pris affolés par la grandeur du destin qui lui était concocté.

Ces seuls arguments qui tiennent davantage du slogan et de l’anathème que d’une réflexion profonde et sérieuse, dénotent qu’il existe un profond malentendu entre les électeurs et les tenants politiques du OUI. Les deux ténors, qui pendant deux décennies,  ont occupé des responsabilités politiques majeures, n’ont pas su convaincre. Les faux-fuyants et leurs pirouettes verbales les empêchent de considérer que le peuple dont ils prétendent comprendre les aspirations profondes depuis toujours, les a désavoués. Un peu de modestie et d’humilité leur éviteront d’autres démentis populaires cinglants et leur permettront de reconstruire une véritable crédibilité (… !).

Inexorable, le temps passe et certaines générations politiques trépassent ! Certains visionnaires et idéologues peuvent connaître les oubliettes de l’histoire……..

Félix PETIT

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6 Commentaires

  1. Félix PETIT

    14 janvier, 2010 à 18:24

    Etienne, je voudrais toutefois apporter une analyse sur le « courage » de R OCCOLIER. Je ne suis pas convaincu que OCCOLIER symbolise le courage; son évolution au sein du monde politique de la Martinique témoignerait plutôt d’un opportuniste rusé, d’un peureux vis à vis de MARIE-JEANNE et sa cour et d’un incompétent.Qu’à t’il apporté au VAUCLIN et à la MARTINIQUE? Tout ce qui met en valeur cette commune , découle de liens tendancieux et démagogiques savamment entretenu avec AMJ.C’est aussi lui qui a propulsé ce dernier à la présidence de la région pour son premier mandat. Rappelez-vous sa magistrale interprétation en présence des caméras « vociférant » sans mesure, je cite: » MAN METEÏ BA MARIE-JEANNE », en glissant son bulletin dans l’urne.
    Alors, pour ton information, Etienne, ce bougre d’OCCOLIER (qui avait voté pour le 74 à main levé au congrès) a été désavoué, comme son 1er secrétaire MANSCOUR par les militants socialistes, qui lors d’un vote dans un hotel des Trois-Ilets, ont rejeté le 74.
    Et ces militants aux côtés desquels je me trouvais ont eu un discours pathétique de ce pauvre homme, je cite: » j’ai voté par solidarité avec mes pairs, mon coeur est du côté du 74 et je reste persuadé que c’est la solution pour le pays, mais je respecterai le vote des militants. »
    Dès lors, ce lâche, a quitter le navire pour se planquer dans sa commune. Il a même fait subir un affront à ses camarades socialistes en ne se présentant nullement dans un meeting animé par la Fédaration Socialiste Martiniquaise au Vauclin même.
    Alors Etienne si tu oses appeler cela du courage!……
    Sache toutefois, et sans vergogne,que le rat sortira bientôt de son trou pour venir comme beaucoup, se repositionner sur l’échiquier politique, que dis-je?,pour « avoir une place » comme on le dit de façon triviale. Regardez de même la position de MRS AZERO, Anathase J-rose qui préservent déjà leurs petits intérêts en n’apparaissant plus sur les listes habilitées à faire campagne (les rats quittent le navire!!), et le « racolage » effectué par C CONCONNE auprès de MR PAMPHILE qui devrait plutôt être renvoyé aux oubliettes.
    lA PARTIE DE POKER/MENTEURS NE FAIT QUE COMMENCER, c’est le début du jeu des chaises musicales qui commence…
    Soyons vigilents et prêts à les SCHOOTER.

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  2. Jeannot

    14 janvier, 2010 à 12:20

    Je suis complètement d’accord.

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  3. Etienne

    14 janvier, 2010 à 0:46

    Quelques hommes politiques ont eu ce courage de dire nous nous sommes trompés
    Jenny Dulys, Occolier, le député maire de Trinité
    Ils n’en sont pas morts
    Je ne pense pas que les électeurs leur en voudront
    Il n’y a rien de plus admirable et courageux qu’un homme qui dit je me suis trompé et donc j’en tire les conclusions

    Je rève tous les soirs que Monsieur Letchimy qui a un grand rôle à jouer de part sa position à la tête de la plus grande ville et d’héritier de Césaire

    Cela lui était facile pourtant de dire : Je continue le moratoire décidé par Césaire. Si on jour il faut l’abandonner je poserai la question au peuple

    Sergio fait un effort il est encore tant et tu gagneras tout

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  4. J-Claude DUPONT

    13 janvier, 2010 à 19:09

    …des propos d’un grand démocrate et
    …des propos très savoureux lorsqu’ils proviennent de « capon LISE » (vous ne le savez peut-être pas, ce n’est pas son vrai nom, mais seulement celui que lui ont donné affectueusement ses collègues parlementaires !).
    Gageons que « Capon LISE » est devenu très brave (ou très détaché) avec sa pension à vie de Sénateur de la République Française et son magnifique appartement Parisien !.

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  5. Z COMME ZORRO ou ZEMMOUR

    13 janvier, 2010 à 15:50

  6. MNB

    13 janvier, 2010 à 14:00

    J’ai en effet écouté l’interview de Lise hier soir… entre autres… sur Canal 10 (rien, vide sidéral côté Martinique)… Ce fut une expérience pathétique… le déni à son plus fort degré de mauvaise foi et bel pawol ! L’homme n’est nullement embarrassé par la claque reçue et le cri de tout un peuple ! Rien, il devise tranquillement, souriant, détaché… lamentable… Les 80%… sont « des imbéciles », des « non-comprenant des affaires publiques », « nous avons raison », « nous savons ! », « la peur, le camp de la peur »… et rien de ce qui a été démasqué tout au long de la campagne, tous les mensonges éhontés du camp 74, rien n’est remis en question, pas la moindre virgule ! UNE HONTE !
    MARTINIQUE, il est temps pour toi de tourner la page de ces gouvernants arrogants et dangereux !

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