- Le 1er tour des élections régionales a accouché d’une souris : l’abstention.
Posté par evolutionmartinique le 16 mars 2010
Manifestement, les résultats proclamés au lendemain du 1er tour des régionales, renvoient aux urnes les électeurs pour un second tour qui consacrera le futur président de la région Martinique. En effet, la liste conduite par S. LETCHIMY (40,05%), se retrouve en position de ballotage favorable pour le second tour face à la liste des patriotes et sympathisants qui accusent un retard de 08,34 points, alors que la liste de droite menée par A. LESUEUR a péniblement réussi à passer le cap des 10% (10,5%), pour prétendre se maintenir au second tour. Enfin le RDM avec un score de 6,85% a subi un réel naufrage électoral, avec toutefois la possibilité de fusionner avec une liste accédant au second tour.
Constats et analyses.
Le grand vainqueur de ce 1er tour, est à l’évidence le taux record d’abstention (plus de 55%) qui a sans doute privé S. LECHIMY d’une victoire pourtant fort bien dessinée. Cette abstention profite surtout au camp des patriotes et sympathisants qui parviennent comme de coutume, à faire le plein de suffrages de son électorat dès le 1er tour. La commune de Rivière-Pilote symbolise parfaitement cette constante.
Plusieurs raisons plausibles justifieraient cette abstention :
1. La répétition soutenue des consultations et des scrutins sur une période très dense entre le 10 janvier et le 14 mars.
Les manœuvres menées tambour battant par A. MARIE-JEANNE et C. LISE pour l’adoption de l’article 74 ont poussé N. SARKOSY à consulter les martiniquais le 10 janvier. Le choix aventurier du 74 rejeté, les martiniquais retournèrent aux bureaux de vote le 24 pour l’adoption d’une collectivité unique pour la Martinique. Il est évident que nos deux présidents de collectivité, convaincus de la victoire du oui, n’ont nullement intégré dans leurs malignes tractations, la perspective du vote du 24 et des futures régionales. Ils sont donc les principaux responsables de cette « overdose électoral » ressentie par l’électorat martiniquais qui s’est traduit par cette forte abstention. Bien malgré eux, ils sont à l’origine d’une stratégie qui a été favorable à leur camp ce dimanche 14 mars.
2. La question du statut institutionnel aura été un enjeu majeur aux yeux des électeurs, reléguant les régionales dans la sphère de la politique politicienne.
L’attitude des abstentionnistes face à cet enjeu au combien important pour l’avenir du pays, est regrettable et condamnable. Je me risque à déduire que l’obtention du maintien de la Martinique dans le cadre sécurisé du 73 semble avoir été l’unique préoccupation et engagement politique de ces derniers, à des fins de sauvegarde d’avantages et d’intérêts personnels que leur concède ce cadre institutionnel. Je vise sans pour autant les stigmatiser, la classe privilégiée, la classe moyenne de ce pays regroupant les cadres, les chefs d’entreprise, les haut-fonctionnaires et les nombreux fonctionnaires que compte notre pays (et j’en sais quelque chose ; j’en fais partie). La noble valeur du sens civique semble avoir été sacrifiée au bénéfice du maintien des privilèges et au confort de vie personnelle.
3. La qualité bien terne du débat et des propositions politiques de même que le climat délétère dans lequel se déroula cette campagne.
Sur ce point il y a un consensus général des martiniquais pour reconnaître la médiocrité du débat offert aux électeurs et l’inexistence de propositions innovantes et pragmatiques nécessaires au développement du pays. Nous fûmes bien malgré nous spectateurs d’un western local où les « met piess » s’entretuaient en duel pour le titre de shérif de la Martinique. Les conséquences de ce « cinéma » se caractérisent par ce fort taux d’abstention, de même que par le faible taux de jeunes qui se sont rendus aux bureaux de vote, contrairement à la consultation du 10 janvier.
4. Le choix incongru du vote au 2ième tour.
Ce choix irresponsable, me prostre dans l’incompréhension la plus totale. Cette prise de position ne fait que générer de l’abstention au profit des extrémistes et agitateurs publics.
Le cas de JM.LE PEN qui refait surface en métropole au bénéfice d’un taux record d’abstention, rend singulière cette stratégie, comparable au jeu de la roulette russe. C’est un déni de civisme qui tend vers l’anarchisme ; je vous remémore les élections présidentielles où ce même LE PEN s’est retrouvé au 2ième tour, grâce à la timide mobilisation de l’électorat de gauche. Indéniablement, A. MARIE-JEANNE est le seul candidat à avoir su mobiliser la totalité de son électorat au 1er tour avec comme alliés les abstentionnistes.
Mes chers compatriotes, si nous ne voulons pas que la Martinique s’installe dans « l’immobilisme durable » avec à sa tête un homme dépassé par les enjeux mondiaux, mégalomane, dénué de bon sens politique, accroché à une idéologie archaïque, accomplissez votre devoir civique en votant ce dimanche 21 mars. La Martinique doit se relever, la Martinique doit s’émanciper de ce sectarisme dans lequel les patriotes et ses alliés la maintiennent depuis trop longtemps. La Martinique a désormais besoin d’une équipe d’hommes et de femmes compétents issus de tout horizon, pour l’installer durablement dans la modernité, dans le développement économique et sociale au bénéfice de tous les martiniquais. Au 2ième tour, j’incite de tous mes vœux à l’émergence d’un front républicain, pour faire barrage aux indépendantistes.
Félix PETIT






Il convient de reprendre cet extrait Fondamental :
Mes chers compatriotes, si nous ne voulons pas que la Martinique s’installe dans « l’immobilisme durable » avec à sa tête un homme dépassé par les enjeux mondiaux, mégalomane, dénué de bon sens politique, accroché à une idéologie archaïque, accomplissez votre devoir civique en votant ce dimanche 21 mars.
et de Rajouter :
Votez pour la liste « ENSEMBLE POUR UNE MARTINIQUE NOUVELLE »
liste menée par Serge Letchimy .