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- Deux nouveaux sous-préfets martiniquais

Suite aux annonces du conseil interministériel de l’Outre-mer, tous les départements d’Outre-mer sont désormais dotés d’un sous-préfet à la cohésion sociale et à la jeunesse. En Martinique, c’est Sandrine Michalon-Faure, 36 ans, officier de l’armée, qui entrera en fonction. La Guadeloupe accueillera quant à elle André Pierre-Louis, 44 ans, ancien adjoint du secrétariat général des affaires régionales (Sgar) en Martinique. Tous deux sont originaires de notre île.

Avant de partir faire ses études dans l’Hexagone, Sandrine Michalon-Faure a effectué sa scolarité ici : école de la Batelière, collège Perrinon et lycée de Bellevue. Une fois son bac en poche, elle s’est rapidement orientée vers la carrière militaire. Chargée de gérer les approvisionnements, le matériel et les hommes, elle a développé des talents de coordinatrice. Sa nouvelle mission consiste justement à mieux coordonner les actions des acteurs intervenant dans le secteur de la jeunesse et de l’insertion.

André Pierre-Louis originaire du Gros-Morne s’est quant à lui distingué par son action dans le secteur de l’administration, en particulier agricole. Il a d’ailleurs reçu la décoration de chevalier dans l’Ordre du mérite agricole. D’abord délégué régional au CNASEA (centre national pour l’aménagement des structures des exploitations agricoles), il est ensuite entré à la direction de l’agriculture et de la forêt (DAF), assurant même la fonction de directeur par intérim en 2008. Chargé de mission pour le développement économique et social, l’emploi et la formation au SGAR de Martinique, c’est dans l’île sœur qu’il va poursuivre sa carrière préfectorale. Tous les sous-préfets nommés seront réunis avant l’été à Paris par Marie- Luce Penchard, ministre de l’Outremer.

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8 Commentaires

  1. Géraud

    29 avril, 2010 à 16:32

    Où donc as-tu vu mépris pour les Martiniquais, MNB ?
    Faire référence au rejet du projet d’évolution institutionnelle du 10 janvier par 80 % des votes exprimés, ne constitue pas en soi un argument de nature à tirer une quelconque conclusion sur les desiderata du corps électoral quand on sait qu’une campagne de peur inégalée et sans précédent a été conduite, assortie d’une dramatisation des enjeux de l’évolution proposée.
    Reconnaîts-tu la moindre crédibilité aux arguments mis en avant pour effrayer les électeurs ?
    Que dire du plébiscite enregistré à l’occasion des élections régionales où une liste conduite par un autonomiste de parole qui n’a pas renoncé à l’autonomie constitutionnalisée à travers la 3è voie et une autre par un indépendantiste, ont recueillies, à elles deux, près de 90 % des suffrages exprimés, réservant à la droite réactionnaire, rescapée de justesse, la portion congrue, deux mois seulement après ce rejet massif imputable en grande partie aux aiguilleurs invisibles des grands médias ?
    Vouloir se convaincre que la tâche assignée aux sous-préfet n’est pas insurmontable, c’est faire sien la méthode coué.
    Pour avancer, il faut d’abord reconnaître la difficulté de la mission qui est dévolue à nos compatriotes qui ne peuvent que l’accepter sous peine de compromettre la suite de leur carrière dans la haute fonction publique d’Etat.
    Pourquoi vouloir écarter l’idée que l’Etat n’est pas sincère quand on connaît de tout temps, ses faits d’armes dans sa relation avec l’Outre-mer Français ?
    Si la mission confiée à nos compatriotes se limite à mieux coordonner les actions des acteurs intervenant dans le secteur de la jeunesse et de l’insertion, cela est un aveu d’impuissance, d’échec et d’inertie délibérée au regard de la situation dans laquelle se trouve engluée une frange très importante de notre jeunesse qui est irrémédiablement perdue quoi que puisse dire ou faire les autorités.

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  2. MNB

    26 avril, 2010 à 18:41

    Géraud, quel mépris pour les martiniquais dans tes posts… je te rappelle au passage que ce sont les martiniquais, français, qui ont rejeté à 80% des votes exprimés cette autonomio-indépendance qui hante tes tristes nuits… il faudrait selon toi que l’Etat crée un préfet aux cocos nains pour qu’un martiniquais puisse surmonter la tâche ??? Tu hais hélas ton peuple autant que toi-même…

    Que la tâche soit insurmontable est un honneur. Il en est tant des tâches insurmontables qui seront surmontées !
    Pour cela il faut effectivement autre chose que des plaintifs fainéants de toujours qui se complaisent dans la douleur et aiment à y voir se vautrer frères et sœurs !!!

    Au boulot, avec imagination et avec des outils qui ont fait leurs preuve… forger du vent n’a jamais rien construit… il va être temps de se réveiller et d’avancer.

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  3. Géraud

    26 avril, 2010 à 18:12

    Le cynisme le dispute au mépris quand on se rend compte que la mission revient à deux Martiniquais qui en dépit de toute leur bonne volonté ne parviendront pas à faire sortir le sang d’une pierre.

    C’est mission impossible pour les sous-préfets fraîchement nommés.

    Ces nominations ne sont pas dénuées d’arrières pensées.
    Elles trahissent l’outrecuidance du pouvoir central de NARGUER le peuple Martiniquais en ce qu’elles interviennent après qu’un pan important de notre jeunesse a été cyniquement et irréversiblement sacrifié sur l’autel de la légitimation de l’Etat de droit dont l’ensemble des facettes n’est pas aisé à appréhender par l’immense majorité de nos compatriotes. Mais c’est normal car il n’est pas facile d’accéder à un niveau élevé de conscience avec l’opacité entretenue dans laquelle est plongé tout assujetti.
    Quoiqu’il en soit, la France NE VEUT PAS que la Martinique accède à l’autonomie, voire à l’indépendance. Il en va de même pour la Guyane QUOI QU’EN DISENT les autorités françaises.
    Les récentes campagnes sur les consultations de Janvier en ont apporté la preuve flagrante.
    Par conséquent, il n’est point besoin d’agiter un quelconque épouvantail de largage pour tenter d’effrayer le peuple.
    La droite moribonde s’y ait adonné pendant des décennies, et on voit aujourd’hui où elle en est.

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  4. MNB

    26 avril, 2010 à 9:18

    Jany… ton discours EST raciste ET incite à la haine raciale… à ton désespoir identitaire il existe d’autres remèdes que la bêtise ! La solidarité, la formation, l’initiative, la culture, le militantisme, l’échange sont des solutions plus constructives que le repli identitaire et l’appel à la haine.

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  5. jany

    26 avril, 2010 à 7:35

    Oui, Wesh Gwo.
    Di bouro bonjou ou pan’n, pas di bouro bonjou ou pan’n.
    Dépi lesclavaj blan-an modi, tout bagaj-li modi, patat bouyi-i modi.
    Cé romain-a té ka dit : « je crains les grecs même quand ils font des cadeaux ».
    Si cé blan-a ba nou 3 soupréfé nèg, cé ki yo ni biswen koké nou an lot man’niè.
    Oui, Wesh Gwo, Sé sa Matinik. Sé Matinik nou ki la.
    An sel rimèd : an nou fini épi blan-a.
    Mandé-yo lendépendans. Nou pa biswen pè, yo ké ba nou-i. Mé si cé yo ki ba nou-i, i pé ké bon. Fok nou pren-i nou minm.
    Ki sa nou ka atan’n ?

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  6. Wesh Gwo

    25 avril, 2010 à 19:00

    C est incroyable la malparlance… A ce rythme, c est pas demain la veille que les blancs arreteront de nous traiter en enfants gatés…

    Je me mets a leur place une seconde et je pense que je deviendrai fou… Tout ce qui est tenté est immédiatement retourné par son instigateur…

    Mais que veulent exactement les martiniquais, ce peuple devenant de plus en plus aigri et amer et souvent toujours pret à critiquer…

    Tout moûn ka kwiyé an mwé paske pa ni neg ki ka twap gwo post bô kay yo. Kan yo ka ba gwo post a an neg ki kompétan, yo ka déwayé blan an ek yo ka di i sé an sakwé rasis paske twavay ta la sé pa pou an neg!!!!

    ??????

    A, bon dié Séniè!!!!

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  7. Moïse

    25 avril, 2010 à 2:18

    On peut aussi prédire Géraud, hélas, que la nomination d’un sous prèfet d’origine martiniquaise en Guadeloupe n’est pas forcément très pertinente, quand on connait le sentiment de rivalité qui existe entre les deux iles. En Guadeloupe la nomination d’un martiniquais à un poste de responsabilité quelque qu’il soit, est souvent mal perçu.

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  8. Géraud

    24 avril, 2010 à 17:42

    Sachant pertinemment que la mission assignée au sous-préfet Sandrine MICHALON-FAURE est insurmontable, le gouvernement s’empresse de nommer une Martiniquaise à ce poste pour accréditer l’idée que l’autochtone est frappé d’impéritie quand il est en poste à responsabilité dans son propre pays au lieu de combattre avec la dernière énergie les causes qui sont à l’origine de la situation calamiteuse dans laquelle dépérit une frange importante de la jeunesse Martiniquaise.
    Le gouvernement détient les clés de la résorption du malaise que connaît notre jeunesse, froidement sacrifiée en autre, sur l’autel de la sanctuarisation de l’Etat de droit en Martinique.
    Cette nomination opportuniste pourrait prêter à sourire si la situation qui est celle de nos jeunes, n’était pas aussi gravissime.
    Elle est révélatrice d’un cynisme qui ne recule manifestement devant rien.
    Loin d’être un élément de satisfaction pour le peuple Martiniquais, cette nomination doit nous amener à ne jamais prendre pour argent comptant ce que veulent bien nous conter les autorités.
    A ce propos, la récente étude spectrale, curieusement non rendue publique et non soumise à commentaire par les internautes, réalisée récemment sur la vulnérabilité du lycée Schoelcher au regard du risque sismique, doit nous inviter à être méfiant vis à vis de ces conclusions rassurantes.

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