Accueil Politique - Crime et délinquance: un coût équivalent à 5,6% du PIB, selon une étude

- Crime et délinquance: un coût équivalent à 5,6% du PIB, selon une étude

Le crime et la délinquance ont « coûté » 115 milliards d’euros de juillet 2008 à juin 2009, soit 5,6% du PIB de la France, autant que l’Education nationale ou le système hospitalier, selon une étude publiée mardi.

« Dans un contexte de contrainte budgétaire aiguë, la lutte contre l’insécurité est parfois critiquée pour son coût », relève l’association de défense des victimes « Institut pour la justice », estimant que « le débat gagnerait à être éclairé par ce que coûte l’insécurité elle-même ».

L’institut dit avoir demandé une étude à un économiste et mathématicien, Jacques Bichot, professeur émérite à l’Université de Lyon 3. Ce dernier « a pris en compte la totalité des crimes et délits », à l’exception des infractions au code de la route, et comptabilisé les coûts directs (préjudice pour la victime) et indirects (dépenses de sécurité, publiques et privées, notamment).

Une « évaluation prudente » l’a conduit à chiffrer le coût total de la criminalité sur un an, de juillet 2008 à juin 2009, à 115 milliards d’euros, soit 5,6% du PIB. « Le crime et la délinquance nous coûtent aussi cher que l’Education nationale, aussi cher que la totalité du système hospitalier », souligne l’étude.

Par secteur, M. Bichot chiffre par exemple les violences (homicides, viols, blessures volontaires, séquestration, etc) à environ 14 milliards, le crime organisé à 16 milliards, les vols à 10 milliards, la délinquance en col blanc à 20 milliards…

L’économiste admet que le coût est facile à estimer pour certains faits (délits financiers, vols…), beaucoup plus difficile pour d’autres, tels que les homicides ou les viols. Il indique s’être basé sur des estimations réalisées pour les accidents de la route par exemple, ou sur des expertises, indemnisations ou estimations utilisées par les assurances, tribunaux, etc.

Selon l’association, les études consacrées au coût du crime et de la délinquance sont rares. Elles sont pourtant, selon M. Bichot, nécessaires à « la rationalisation des choix budgétaires appliquée à la lutte » contre l’insécurité.

L’Institut pour la Justice, créé en 2007, revendique 160.000 sympathisants. Il est parrainé par le père d’Anne-Lorraine Schmitt, une jeune femme qui avait été mortellement agressée dans un RER et dont la mort avait relancé le débat sur la récidive.

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3 Commentaires

  1. Délinquance

    13 juillet, 2010 à 9:54

    Tout à fait d’accord avec toi Curtis… Le service militaire apprenait les jeunes à vivre et à respecter l’autorité (la première est leurs parents qu’ils ne respectent même plus). Malheureusement MNB, la terre n’est pas pure. Un monde idéal n’existe pas… Si on continuait ton raisonnement, 80% des richesses est détenue par 20% des pays… Alors pourquoi ne pas donner à tout le monde la même chose. Plus de pauvreté non? Mais ce n’est pas si simple et si rose :)
    Je vous invite tous les deux à visiter un site que j’ai créé sur la délinquance. Vous allez vous rendre compte que chacun, tous les jours, doit faire face à un degré différent de délinquance.

    Répondre

  2. MNB

    5 mai, 2010 à 12:09

    Quand on a dit tout cela on a rien dit… n’importe quoi… pawol initil…

    Ah… si les humains étaient moins cons, on aurait pas de guerre, donc pas d’armée, donc le budget de l’armée , donc on serait plus riches… etc etc etc… et si on était moins cons et orgueilleux, pas de président de la République, pas de budget de l’Elysée… et on serait plus riches… et s’il y avait pas de délinquants, il n’y aurait pas de flics… donc on serait plus riches, etc etc etc… idem dans le creux.

    Par contre ce que dit Curtis n’est pas con…

    Répondre

  3. Curtis

    4 mai, 2010 à 7:37

    Et dire qu’on a supprimé le service militaire pour faire des économies. Qelles bandes de blaireau ces politiques.

    Le service militaire avait le mérite de casser les gangs et l’oisiveté qui se mettaient en place très tôt. Les jeunes partaient le plus souvent très loin de leur domicile, ça leur faisait changer d’horizon. Ils apprenaient les prémices de la prison au trou. Et surtout l’obeissance et la solidarité.

    Remarquez quand même que depuis la suppression du SM la délinquance, l’incivilité et le crime n’ont cessés d’augmenter.

    Je suis sois pour le rétablissement du SM ou l’établissement du SCV.

    Répondre

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