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- Des variétés résistantes efficaces contre la cercosporiose aux Comores

Posté par evolutionmartinique le 5 décembre 2011

Source : http://www.prpv.org/index.php/fr/actualites/archives/des_varietes_resistantes_efficaces_contre_la_cercosporiose_aux_comores

La bananeraie comorienne est sortie de la cercosporiose grâce à l’introduction de nouvelles variétés de bananes tolérantes. Ainsi, la production est passée de 35 000 tonnes à 62 000 tonnes.

Cela fait presque 6 ans que la bananeraie comorienne se trouve infectée par une maladie appelée cercosporiose noire du bananier. Cette maladie se déclare à la floraison et provoque une baisse importante du rendement environ 40 %. La production nationale est passée 57 000 tonnes avant la maladie à 32 000 tonnes.

Face à une telle situation et compte tenu du fait que la banane constitue l’aliment de base de la population comorienne estimée à 600 000 habitants, le Projet Développement des Cultures Vivrières et Appui Semencier (DECVAS) financé par l’Union Européenne a recentré ses actions pour améliorer les performances de la filière vivrière, notamment la lutte contre la cercosporiose du bananier en vue d’augmenter en quantité et en qualité la production de cette culture.
Ce programme de lutte consiste à introduire des variétés résistantes telles que FHIA1 ; FHIA2 à la cercosporiose pour pallier progressivement la lutte chimique, chère, peu efficace et risquant de perturber l’environnement écologique des Comores. Cette technique de lutte culturale constitue pour nous, une solution durable, économique, reproductible et respectueuse de l’environnement.
Avant d’introduire ces variétés, quatre techniciens comoriens sont partis suivre une formation d’un mois au CRBP du Cameroun, sur les techniques de multiplication rapide des plants, la conduite des vitro-plants sous serre et en plein champ, et la lutte contre la cercosporiose par l’utilisation des techniques culturales. C’est à leur retour que les vitro-plants de banane importés de l’INIBAP (International Network Improvement of Banana and Plantain) ont été introduits dans quatre stations des Comores.
Au bout de deux ans d’expérimentation, trois variétés précoces avec un rendement supérieur aux autres variétés – à savoir le FH IA1, FHIA2 , FHIA3 – ont été sélectionnées contre la cercosporiose. Suite aux résultats obtenus, nous pouvons affirmer que la lutte contre la cercosporiose du bananier par l’introduction des nouvelles variétés tolérantes a permis au DECVAS d’enregistrer des résultats très encourageants notamment en matière de production des rejets par la technique de multiplication rapide.
C’est ainsi que la production nationale de banane est passée de 35 000 tonnes pendant la maladie en 2000 à 62 000 tonnes après la maîtrise de cette infestation en 2004 malgré un environnement politique et institutionnel comportant les incertitudes en matière de mise en oeuvre des projets de développement rural.

C’est ainsi que sous l’impulsion du DECVAS, des nouvelles organisations et des nouvelles méthodes de travail au sein des agriculteurs ont vu le jour, (groupements de producteurs, réseau de pépiniéristes privés de bananiers résistants à la cercosporiose)
Pour les Comores, il s’agit d’une expérience réussie dans la lutte contre la pauvreté.

Une Réponse à “- Des variétés résistantes efficaces contre la cercosporiose aux Comores”

  1. Géraud dit :

    S’il est vrai que la vigilance s’impose après l’empoisonnement OURDI au chlordécone qui a impacté DURABLEMENT l’environnement et la santé des Martiniquais, dont on n’a pas encore mesuré toutes les répercussions, qui si elles étaient révélées, déclencheraient une déflagration de colère des Martiniquais, en revanche dans le dossier de l’épandage aérien où SEUL LE MOYEN d’épandre le produit est en cause, les élus régionaux sous l’impulsion du président de région, ont fait preuve de responsabilité.

    A supposer que la motion soumise au vote des élus régionaux revête un caractère impératif pour le préfet, fallait-il voter en faveur de l’interdiction de l’épandage aérien alors qu’aucune alternative crédible et opérationnelle n’existe dans l’immédiat et amener DES MILLIERS de pères et mères de famille, DIFFICILEMENT EMPLOYABLES en raison de leur âge et de leur bas niveau de qualification professionnelle, à frapper à la porte de Pôle Emploi (ex-ANPE) pour mieux ensuite LES FUSTIGER de percevoir le RMI (actuel RSA) et vivre au crochet de la société non sans préconiser de les déporter en Haïti pour les mettre au service de la reconstruction de ce pays après le séisme du 12 Janvier 2010, comme l’a maladroitement suggérer avec véhémence sur les ondes de la radio du service public une ex élue régionale déçue du rejet de l’article 74 par l’ensemble des électeurs le 10 Janvier 2010, nonobstant leur inéluctable ENTASSEMENT dans des logements HLM rebutants après qu’ils aient perdu leur emploi et corrolairement leur ressource ?

    Est-ce que la collectivité régionale en charge du développement économique pouvait se permettre de supprimer, D’UN TRAIT DE PLUME, des milliers d’emplois ALORS qu’on l’enjoint d’en créer pour tous nos jeunes chômeurs qui malheureusement se laissent tenter par les paradis artificiels qui constituent une vraie impasse pour eux ?

    Dans un pays où on assistera dans les toutes prochaines années qui viennent à une montée HALLUCINANTE du chômage et surtout au décuplement du nombre de SDF (Sans Domicile Fixe), FALLAIT-IL ENCORE SUPPRIMER des milliers d’emplois pour atteindre les gros planteurs, les békés en l’occurrence, qui en ont déjà vu d’autres, EN FAISANT FI du tort qu’on causerait aux ouvriers de la banane et autres salariés qui gravitent autour de la banane (transporteurs…) ?

    La suggestion du président du conseil régional, Serge LETCHIMY, de constituer un groupe de travail afin d’adopter une position NON DOGMATIQUE, est donc à SALUER car elle est empreinte d’esprit de responsabilité et NE FERME PAS LA PORTE à l’interdiction de l’épandage aérien ET NON aux produits utilisés.

    Il eut été judicieux pour les élus, sous l’impulsion de ceux légitimement hostiles à l’épandage aérien, d’accompagner financièrement BIEN EN AMONT, les planteurs dans la recherche d’une alternative crédible à l’épandage aérien et surtout AUX PRODUITS utilisés par ces derniers au lieu de ne se réveiller que maintenant alors que la demande de dérogation à l’interdiction de l’épandage aérien était connue de tous après qu’un ancien responsable de la profession (Fr. de R.) était venu sur les ondes de la radio publique pour en parler il y a au moins 2 ans de cela.

    Cela dit, il convient de mettre les bouchées doubles sur ce dossier de l’épandage aérien pour aboutir à une solution SATISFAISANTE pour les uns et pour les autres et on ne peut que faire confiance au président du conseil régional pour y parvenir.

    Indubitablement, dans ce dossier CLIVANT de l’épandage aérien, le président Serge LETCHIMY a adopté une POSITION RESPONSABLE qui doit être saluée.

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