- Groupe LANCRY
Posté par evolutionmartinique le 6 janvier 2012
Cet après-midi 3 janvier 2012, près de 40 salariés de l’hyper Leclerc ont rendu une visite à Serge Letchimy Président du Conseil Régional. Après des échanges très instructifs le président a souhaité élargir la concertation.
Il a reçu les entreprises qui ont fait des offres de reprise. A 15 heures il a vu Mr Robert Parfait, à 15H30 Madame Vitella, à 16H30 Monsieur Alain Coridon représentant Mr Ho Hio Hen et pour finir à 18 heures il a reçu à nouveau une délégation de salariés.
Le président du conseil régional après cette concertation a écrit à la présidente du tribunal de commerce.
Madame La Présidente du Tribunal
Fort-de-France, le 03/01/12
Objet : Procédure de Cession des trois sociétés du Groupe LANCRY
Madame la Présidente,
L’administrateur judiciaire, à la demande du tribunal, a ouvert une procédure de cession concernant trois sociétés du Groupe LANCRY, à savoir René Lancry SA (la plateforme), SOMACOM (Leclerc Long Pré), SOCOLAM (Leclerc Place D’Armes), en redressement judiciaire depuis le 22 février 2011.
J’ai reçu, ce jour en région, à leur demande les salariés du Groupe LANCRY, venus exposer leurs difficultés, leurs craintes quant à leur avenir et leur volonté d’être acteurs dans la vision d’avenir du Groupe LANCRY.
Les répercussions tant sur le développement économique que sur l’emploi sont importantes : plus de 300 salariés sont concernés, près de 400 créanciers, dont une majorité de petits producteurs locaux.
Les critères essentiels, stratégiques pour le développement économique de la Martinique sont pour nous de trois ordres :
•Le respect des salariés en garantissant au mieux l’emploi et en faisant appel à des solutions en termes d’innovations sociales
•La sauvegarde de la production locale, en veillant à être attentif à toutes possibilités permettant notamment le paiement des petits producteurs locaux
•L’importance de la part de la production locale dans l’offre de reprise présentée par les repreneurs.
Face à de tels enjeux et connaissant la complexité de l’étude des dossiers de ces sociétés, je me fais le relais de la demande des salariés, à savoir que des décisions de cette envergure méritent un temps d’étude approfondi.
Serge Letchimy
Président du Conseil Régional






Nous sommes au dernier acte d’une sourde bataille dont l’enjeu est une restructuration de l’activité mais sans mise en cause de l’hégémonie d’un certain groupe sur la détermination des prix. Le premier acte a été la longue grève du port de 2010; le deuxième fut la reprise de CORA. Tout porte à croire que la « Nouvelle Gouvernance » a été dès le départ impliquée. Il n’y a pour tout dire qu’un seul véritable adversaire dans la course à la reprise des entreprises LANCRY. le seul qui puisse changer la donne en matière de prix. La consigne reste la même qu’au tout début: il doit être coût que coût écarté…Le reste c’est de la figuration, un arrangement sous contrôle.
Il est déplorable de constater que les salariés aient pris TARDIVEMENT l’attache du président du Conseil Régional Serge LETCHIMY pour tenter de bonifier les propositions d’offres de reprises des candidats à la reprise du groupe LANCRY.
C’est à croire que cette prise de contact tardive procède d’une volonté MANIFESTE de mettre le président du Conseil Régional en difficulté.
Le président du Conseil Régional est déjà confronté à des difficultés inextricables pour créer des emplois ou même sauvegarder ceux existants, alors si de surcroît, les salariés du groupe LANCRY cherchent à le mettre dans une situation inconfortable vis-à-vis de l’emploi, PIERRE ANGULAIRE de son programme soumis aux électeurs en 2010, on ne peut qu’être dégoûté par la démarche initiée par ces salariés.
Quoiqu’il en soit, on est ABASOURDI pour ne pas dire en colère, de constater que le tribunal n’a pas accordé LA MOINDRE considération au courrier prosternant du président du Conseil Régional, puisqu’il a examiné cette affaire, balayant d’un revers de main ce courrier.
Ne faudrait-il pas à l’avenir avoir recours à la pression politique dont usait voire abusait notre leader fondamental, pour que la Martinique et les Martiniquais obtiennent ce auquel ils ont droit ou peuvent prétendre ?
L’éconduite CONDESCENDANTE dont a fait montre le tribunal vis à vis du président Serge LETCHIMY, ne doit-elle pas signer la fin de la collaboration manifestement inégalitaire et infructueuse avec le pouvoir parisien, du reste reprochée au président du Conseil Régional ?
La question du boycott des deux élections majeures qui ponctuent l’année 2012 doit être clairement posée.