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Crise? Putsch? Revanche? Jeux de pouvoir à la Collectivité Territoriale de Martinique

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L’exercice du pouvoir dans ce contexte particulier des difficultés d’un monde en mutation conjuguées à la gestion de la crise sanitaire planétaire à décrédibilisé la classe politique en France et dans bien d’autres pays.

Qu’il s’agisse de violences policières, des guerres coloniales que mènent la France en Afrique, notamment au Mali, des élections aux USA, du business des vaccins, des politiques de maintien de l’ordre, de gestion de la crise sanitaire, de politique de cohésion sociale, de migration, d’intégration, etc.., la méfiance et la défiance sont à tous les niveaux. La côte de confiance dans les élus et même dans les institutions publiques est au plus bas. Les « médias officiels » sont dans cette même spirale de décrédibilisation. Il se dit qu’ils appartiennent aux amis du pouvoir donc forcément solidaires de leurs décisions .

Les élus martiniquais ne sont pas en reste. Chlordécone, statues, TCSP, l’eau, confinement, couvre feu, tous ces dossiers ont fait l’objet de prises de positions politiques, contradictoires , partisanes, incompréhensibles, voire opportunistes.

Ajouté à cela, un pic d’agitation de la gouvernance de la C.T.M. qui couve depuis quelques temps une poussée de fièvre du pouvoir avec des symptômes de tentatives de hold-up du pouvoir au motif que le fonctionnement du Président de l’institution ne serait pas conforme, tendrait vers l’autocratie, mettrait en danger la démocratie et même la Martinique .

Ha bon ? Maintenant ?
Pourtant bon nombre d’observateurs avertis avaient fait publiquement ces analyses depuis septembre 2016 sans qu’aucuns de ces élus ne disent mots. Deux ans plus tard une partie de la majorité avait commencé à s’en inquiéter dans un silence à peine voilé. En avalant tout de même quelques couleuvres, car leur présence dans l’hémicycle et les avantages qu’ils en tirent est à ce prix. L’opposition fidèle à sa stratégie de « pas de vagues, on protège nos mandats », pousse des cris silencieux depuis décembre 2015.
Et les martiniquais dans tout ça ?
Et le peuple dans tout ça ?
Et les jeunes dans tout ça ?
Et les chômeurs dans tout ça ?
Et les malades dans tout ça ?
Et les femmes victimes de violences dans tout ça ?
Et les enfants victimes d’inceste dans tout ça ?
Et la Martinique qui se vide de ses jeunes dans tout ça ?
Et nos aînés dans tout ça ?
Et l’autonomie dans tout ça ?
Et l’indépendance dans tout ça ?
Et la Martinique dans tout ça ?
Et l’intérêt général dans tout ça ?
Parce que c’est bien de cela qu’il s’agit lorsque qu’on est dépositaire de l’argent public.

L’intérêt général.
Dans cette ambiance actuelle dont je vous passe l’indécente description, à quatre mois des élections territoriales, qui pourra croire que cet intérêt général passe par la mobilisation de certains de nos gouvernants sur fond de luttes intestines de prise de pouvoir, de trahison, voire de revanche ?
Il ne faudra pas s’étonner que les martiniquais continuent à cultiver l’idée que les élus ne pensent qu’à être réélus pour continuer à se servir et non servir l’intérêt général.
L’abstention à encore de beaux jours à vivre, sauf si….

Jeff Lafontaine

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